- Médicaments : amphétamines, codéine et pseudoéphédrine figurent parmi les substances interdites. Vérifiez chaque ingrédient avant de partir.
- Quantité : pour un usage personnel, la limite officielle est d'un mois de traitement. Au-delà, ou pour certains psychotropes, il faut un Yakkan Shoumei.
- Entrée : Visit Japan Web est gratuit et officiel. Son usage n'est pas obligatoire, mais la douane le recommande.
- Argent et tri : pas de pourboire au Japon. Gardez des espèces pour les petits commerces, et emportez un petit sac à déchets, car les poubelles publiques sont rares.
Médicaments : ce qui est interdit et ce qui passe
Les règles d'importation des médicaments relèvent du ministère japonais de la Santé (MHLW). L'ambassade de France au Japon ne tient donc pas de liste des médicaments soumis à autorisation, et ces informations sont disponibles uniquement auprès de l'administration japonaise compétente, qui peut les modifier.
La règle de base : les voyageurs suivant un traitement peuvent apporter leurs médicaments si l'usage reste strictement personnel et si la quantité n'excède pas un mois de traitement. Une source canadienne évoque deux mois pour les médicaments en vente libre, alors que l'ambassade parle d'un mois. Retenez la limite la plus stricte et vérifiez avant le départ.
Les stimulants et narcotiques sont à part. L'importation de certains médicaments (psychotropes, stimulants, narcotiques...) est interdite ou restreinte, quelle que soit la durée du séjour ou du traitement.
⚠ Attention : Amendes : je n'ai pas trouvé de montant d'amende sourcé dans mes recherches, donc je ne l'indique pas. Ce qui est établi : sans certificat, les médicaments contrôlés sont confisqués à la douane.
Le Yakkan Shoumei
Pour les médicaments qui dépassent la limite ou qui sont contrôlés, il faut demander ce certificat avant le départ. Il faut le demander et le recevoir avant de quitter la France, puis le déclarer à la douane. Comptez au moins deux semaines avant le vol. Le MHLW répond à yakkan@mhlw.go.jp.
| Situation | Statut indicatif | Que faire |
|---|---|---|
| Amphétamines (ex. Adderall) | Interdit | Ne pas emporter, demander une alternative à votre médecin |
| Codéine, narcotiques | Interdit ou très encadré | Vérifier chaque ingrédient auprès du MHLW |
| Pseudoéphédrine | Dépend du dosage | Demander au MHLW avant le départ |
| Antalgiques et anti-inflammatoires classiques | En général accepté | Quantité limitée à la durée du voyage |
| Traitement chronique (ex. insuline) | Accepté | Un mois maximum, avec ordonnance |
Bon à savoir
- La plupart des médicaments classiques (anti-douleurs, anti-inflammatoires, antihistaminiques) ne posent généralement pas de problème, tant que les quantités sont liées à la durée du voyage.
- Gardez les médicaments dans leur emballage d'origine, avec l'ordonnance en dénomination commune internationale (DCI). Le ministère des Affaires étrangères le recommande, comme les étiquettes originales.
- Consultez votre médecin ou un centre de vaccinations internationales avant le départ.
Visit Japan Web : préparer son entrée en ligne
Visit Japan Web est le service officiel du gouvernement japonais. Il est gratuit et géré par la Digital Agency. Méfiez-vous des copies : l'agence a mis en garde contre un site facturant des « frais de dossier » et contre de fausses applications, car il n'existe pas d'application officielle.
Étapes pratiques
- Créez votre compte et ouvrez la procédure combinée « Immigration Clearance and Customs Declaration » pour un visiteur ordinaire.
- Remplissez les deux volets : l'immigration et la déclaration douanière. Beaucoup de voyageurs remplissent le formulaire d'immigration et oublient la déclaration en douane.
- Enregistrez-vous avant le départ, car il vaut mieux finir la procédure avant l'atterrissage plutôt que de saisir passeport, vol et hébergement à l'arrivée.
- À l'arrivée, le QR code sert au contrôle de l'immigration, et aussi aux bornes de déclaration ou aux tables d'inspection des douanes.
Bon à savoir
- Ce n'est pas obligatoire : vous pouvez remplir des cartes papier à bord ou à l'aéroport. La douane japonaise recommande néanmoins la version électronique.
- Si vous transportez plus de 1 million de yens en espèces ou moyens de paiement, la déclaration est obligatoire. Cette information provient d'une page douanière ancienne : vérifiez-la sur le site des douanes japonaises avant de partir.
Politesse : les gestes qui comptent
Le Japon a beaucoup de règles, mais peu sont sévères pour un visiteur. L'essentiel : enlever ses chaussures là où c'est indiqué, rester discret dans les transports, ne pas laisser de pourboire et se laver avant le bain.

Chaussures
- Les endroits où il faut retirer ses chaussures sont souvent signalés par une marche ou un changement de niveau (genkan).
- Ne jamais porter de chaussures sur les tatamis. Rangez vos chaussures pointe vers la sortie : cela facilite leur enfilage au départ.
Transports
- Parlez doucement : parler fort dans un train est considéré comme impoli.
- Ne téléphonez pas ; seuls les espaces entre les voitures des trains longue distance le permettent. Mettez le téléphone en silencieux.
- Évitez de manger dans les trains urbains. Sur les longues distances, manger à sa place est possible, à condition de ne pas laisser de déchets.
- Les sièges prioritaires sont réservés aux personnes âgées, aux femmes enceintes et aux personnes handicapées.

Table et bain
- Avec les baguettes, ne les plantez jamais verticalement dans le riz.
- Au onsen, rincez-vous avec le seau ou la petite louche posée au bord avant d'entrer dans chaque bain. Ne plongez pas les cheveux dans l'eau.
Tatouages
Il n'existe pas de règle nationale. Aucune enquête officielle récente ne dit quel pourcentage de bains accepte les tatouages. Vérifiez donc l'établissement avant d'y aller. Ne cachez pas un tatouage pour entrer dans un lieu qui l'interdit. Une chambre de ryokan avec bain privé (kashikiri) évite le problème.
Argent liquide et pourboires
Pourboire : non
Dans les restaurants, les taxis, les hôtels et la plupart des services, laisser de l'argent n'est ni attendu ni vraiment apprécié. Un guide des autorités japonaises pour les touristes rappelle qu'il n'existe pas de tradition du pourboire. Si vous laissez de l'argent sur la table, le personnel risque de vous le rapporter. Dites plutôt « gochisousama deshita » en partant. Le ton de remerciement suffit.
Deux exceptions : certains ryokans haut de gamme reçoivent le kokorozuke, une petite somme dans une enveloppe, mais c'est facultatif pour les visiteurs étrangers. Pour un guide privé, glissez la somme dans une enveloppe et remettez-la discrètement à chaque personne.
Espèces : encore utiles
- La carte bancaire est largement acceptée, mais dans certains petits commerces et hors des grandes villes, seul le paiement en espèces est parfois possible.
- Selon un guide professionnel, les petits restaurants, les izakayas, les temples, les commerces ruraux et les hébergements traditionnels acceptent parfois uniquement les espèces.
- Pour retirer, les distributeurs des 7-Eleven acceptent les cartes étrangères, fonctionnent 24 h/24 et proposent une interface en anglais. Les frais varient selon votre banque et l'opérateur. Un guide cite des frais de 110 à 220 yens par retrait : vérifiez-les auprès de votre banque.
⚠ Attention : Attention au Nouvel An : la période du 29 décembre au 3 janvier étant traditionnellement chômée, il peut être plus difficile de se procurer des espèces (banques fermées, distributeurs non réapprovisionnés).
Tri des déchets : où jeter, quoi trier
Peu de poubelles publiques
Les poubelles publiques sont rares. Le JNTO conseille donc d'emporter un petit sac à déchets, car les poubelles sont limitées. Les poubelles se trouvent surtout dans les gares et les konbini, comme les 7-Eleven ou les Lawson.

Où jeter
- Les poubelles des konbini sont destinées aux articles achetés dans le magasin. Ne déposez pas les déchets de votre hébergement dans ces poubelles, ce qui est interdit.
- Dans un hôtel, le personnel gère les déchets : vous n'utilisez que les poubelles de la chambre.
- Dans un logement loué, les règles de l'immeuble et de la commune s'appliquent, et l'hôte affiche souvent un tableau de tri.
Les catégories principales
Le tri classique comprend les déchets combustibles, les non-combustibles, les recyclables et les encombrants. Les sacs se sortent le jour de collecte, en général avant 8 h 00. Les règles changent selon la commune. Les sacs noirs opaques sont souvent refusés.
- Les encombrants (sodai gomi) demandent une prise en charge programmée et un autocollant payant.
- Les téléviseurs, réfrigérateurs et climatiseurs suivent une filière de recyclage à part, passant par les revendeurs ou des recycleurs agréés.
Questions fréquentes
Peut-on emporter ses médicaments habituels au Japon ?
Souvent oui, pour un mois maximum et un usage personnel, avec l'ordonnance et l'emballage d'origine. Vérifiez chaque ingrédient, car amphétamines, codéine et pseudoéphédrine posent problème.
Visit Japan Web est-il obligatoire ?
Non. Le formulaire papier reste accepté, mais la version en ligne accélère le passage aux contrôles.
Faut-il laisser un pourboire au Japon ?
Non. Un remerciement suffit, sauf exceptions comme le kokorozuke dans certains ryokans.
Peut-on jeter ses déchets dans une poubelle de konbini ?
Seulement ceux achetés dans le magasin. Gardez le reste dans votre sac.
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